Les CEREMONIES à REMBERCOURT 2012

REMBERCOURT-SOMMAISNE Cérémonie du 15 juin 2012
"15 juin 1940 : Souvenir intact"
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Les années passent mais le souvenir demeure, indéfectible.

Autorités civiles et militaires, Conseillers généraux, élus locaux, présidents d’associations patriotiques, populations de Rembercourt et du secteur sont venus rendre hommage samedi matin à tous ceux qui sont tombés lors des combats des 14 et 15 juin 1940 livrés par la 3éme division d’infanterie coloniale du 21éme RIC.La cérémonie marquant le 71éme anniversaire des combats de juin 1940 a débuté devant le monument érigé en bordure de la RD 902, à la mémoire du Colonel CAZEILLES et ses hommes, en présence d’un détachement du 21éme RIMA de Fréjus, sous les ordres du Colonel JOVANOVIC Nicolas , une délégation de l’ANA 21 de Fréjus.


"Discourt du Général LEMOINE"

Dépots de gerbes, minute de silence, sonnerie aux morts avec la Jeanne d’Arc, la fanfare de Salmagne,.l'école de Rembercourt chante la Marseillaise .


Mr Olivier POUTRIEUX, Maire de Rembercourt, qui a évoqué la mémoire du Colonel CAZEILLES et retracé l’épopée des combats meurtriers du 15 juin 1940,insistant sur le nécessaire devoir de mémoire auprès des jeunes générations et faire preuve d’espérance : « Cette liberté que nous partageons avec nos amis allemands depuis plus d’un demi-siècle doit servir d’exemple aux peuples de la terre entière pour le bien être de l’humanité », devant l’assistance au premier rang de laquelle Mme Bernadette Adamson-Cazeilles , fille du Colonel CAZEILLES. La cérémonie s’est poursuivie au cimetière militaire


avec des dépôts de gerbes au carré allemand, puis français et au mausolée. Le cortège a rejoint à pied le monument aux morts de Rembercourt pour un dernier dépôt de gerbes avant de gagner l’église Saint-Louvent pour un office dit par le diacre Mollon à la mémoire de tous les disparus . Le verre de l’amitié offert par la municipalité

a précédé le traditionnel repas qui réunissait quelque 200 couverts.

Discours du Général LEMOINE à REMBERCOURT le 16 juin 2012
Chers amis, Chaque année, à l'époque où la Nature sort de sa torpeur hivernale, nous nous retrouvons avec ferveur, ici au cœur de ce Bar mouvant qui fut si longtemps frontière de la France et à ce titre, à la fois enjeu et cible des Impériaux... Chaque année, nous retrouvons ici, les traces sanglantes, mais glorieuses d'un Passé de guerre et de tourmentes qui a déchiré trop souvent, en particulier en 1914, puis en 1940 la contrée ! A chaque pas, des croix blanches, des monuments, des pierres du souvenir nous interpellent et nous rappellent qu'ici plus qu’ailleurs, le Passé est présent, un Passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements, creuset dans lequel la Nation a forgé son âme, celle du vouloir vivre ensemble dans la liberté. C'est là le message de nos Anciens qui nous fait devoir de continuer à respecter cet héritage sacré et plus encore, de le considérer comme le bien le plus précieux, garant de la cohésion de notre Pays et source charnelle de notre volonté de vouloir affronter ensemble le destin... En 1914, à deux lieues d'ici, du côté de la Vaux-Marie, des hommes ont défendu un sol dont ils ne possédaient rien, des hommes tout justes sortis de l'adolescence ont sacrifié leur vie pour n'avoir pas voulu céder à la soumission. En 1940, ici même, dans des conditions plus dramatiques encore parce qu'ils combattaient pour l'honneur sans espoir de salut, des hommes, noirs et blancs confondus, ont défendu de la même façon, un sol qu'ils ne possédaient pas et sacrifié leur vie pour n'avoir pas voulu céder à la soumission ! Dans les deux cas, on discerne que des hommes simples, solidaires et fraternels ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour servir sans faiblesse, une Cause qui les dépassait. On le sait, le poing fermé a plus de force que les cinq doigts de la main ouverte... Et c'est l'art et la marque du chef d'exception que de savoir par son charisme, par sa connaissance des hommes, par sa compétence et par son exemple, rallier la confiance et galvaniser ses soldats, de savoir les commander d'amitié au-delà des limites du raisonnable, Dans ce no man's land de la démesure, de la douleur et de l'angoisse, mais aussi de l'exaltation et du sacrifice... Comment ne pas évoquer ici la personnalité d'exception du colonel Cazeilles qui sut dans cet enfer conduire ses hommes à l'héroïsme... Comment ne pas évoquer ici la figure de Maurice Genevoix, chef de section valeureux à la Vaux Marie qui lui aussi connut cet enfer et sut rallier ses hommes pour les conduire au sacrifice ! Plus encore, et la portée de son témoignage d'écrivain n'a pas faibli, on est frappé par la vérité avec laquelle le grand académicien a su restituer le langage des soldats, hommes du peuple, de toutes conditions et de toutes régions. Ces témoignages au fil du temps n'ont pris aucune ride ; ils traduisent l'exacte signification du message de nos Anciens, qui, à chaque fois, nous ont rappelé le chemin du devoir, celui de défendre envers et contre tout « ce vivre ensemble qui nous unit... » Je suis persuadé que notre jeunesse d'aujourd'hui et il en sera de même pour celle de demain, est sensible à cet appel sacré que Maurice Genevoix au soir de sa vie, a évoqué lors du discours qu'il fit en 1968, en présence du Général de Gaulle, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la guerre 14/18 à la Butte de Chalmont : Vous étiez là, mes camarades, vous étiez là: comme au premier jour et vous voyez, votre Pays se souvient de vous. Il sait qu'il faut vous respectez, vous remercier, vous entourer, et vous croire. L'histoire de France a besoin de vous.

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