Les CEREMONIES à REMBERCOURT 2013

REMBERCOURT-SOMMAISNE Cérémonie du 15 juin 2013 Les années passent mais le souvenir demeure, indéfectible.






Autorités civiles et militaires, Conseillers généraux, élus locaux, présidents d’associations patriotiques, populations de Rembercourt et du secteur sont venus rendre hommage samedi matin à tous ceux qui sont tombés lors des combats des 14 et 15 juin 1940 livrés par la 3éme division d’infanterie coloniale du 21éme RIC. La cérémonie marquant le 72éme anniversaire des combats de juin 1940 a débuté devant le monument érigé en bordure de la RD 902, à la mémoire du Colonel CAZEILLES et ses hommes, en présence d’un détachement du 21éme RIMA de Fréjus, sous les ordres du Colonel EDEL , une délégation de l’ANA 21 de Fréjus. Dépots de gerbes, minute de silence, sonnerie aux morts avec la Jeanne d’Arc, la fanfare de Salmagne,.l'école de Rembercourt chante la Marseillaise .



Mr Olivier POUTRIEUX, Maire de Rembercourt, qui a évoqué la mémoire du Colonel CAZEILLES et retracé l’épopée des combats meurtriers du 15 juin 1940,insistant sur le nécessaire devoir de mémoire auprès des jeunes générations et faire preuve d’espérance : « Cette liberté que nous partageons avec nos amis allemands depuis plus d’un demi-siècle doit servir d’exemple aux peuples de la terre entière pour le bien être de l’humanité »,

devant l’assistance au premier rang de laquelle Mme Bernadette Adamson-Cazeilles , fille du Colonel CAZEILLES. La cérémonie s’est poursuivie au cimetière militaire avec des dépôts de gerbes au carré allemand, puis français et au mausolée. Le cortège a rejoint à pied le monument aux morts de Rembercourt pour un dernier dépôt de gerbes avant de gagner l’église Saint-Louvent pour un office dit par le diacre Mollon à la mémoire de tous les disparus . Le verre de l’amitié offert par la municipalité
a précédé le traditionnel repas qui réunissait quelque 200 couverts.



Discours du Général LEMOINE à REMBERCOURT le 15 juin 2013
CHERS AMIS, Ici plus qu'ailleurs, la Mémoire est à la surface du sol... Les croix, les stèles, les monuments et cimetières que nous rencontrons au détour des chemins portent témoignage des souffrances subies et des sacrifices acceptés par des hommes fraternellement unis jusqu'à la mort, conscients qu'ils combattaient pour une idée plus grande queux, celle du refus de la servitude ! Ces régiments coloniaux mixtes, où blancs et noirs confondus, soumis aux mêmes contraintes et aux mêmes risques, obéissaient d'amitié à des chefs d'exception, en pratiquant dans leurs rangs le principe de l'amalgame, ont fait barrage à un ennemi, porteur d'une idéologie raciste qui traitait déjà en 1918, l'homme de couleur de sous homme et refusait en 1940 de le reconnaître comme soldat ! Ce front de fraternité et d'aspiration commune à se battre ensemble pour la Cause de la liberté, a joué le rôle d'un révélateur pour ces peuples de couleur dont les fils ont contribué de belle façon à la défense du Droit des peuples, sans distinction de race et de religion, à disposer d'eux-mêmes... Ce sont les sacrifices de ces mêmes fils, consentis en communion étroite avec leurs frères de combat français, qui ont permis à partir de 1941, au général de Gaulle de placer l'Empire au cœur de la France libre et d'engager d'un seul élan, ses forces vives dans une croisade contre le racisme... C'est ainsi qu'en 1944, le colonisé est devenu l'acteur essentiel d'une Histoire que la France n'aurait jamais pu affronter avec ses seules forces. Sans le colonisé qui représentait en 1944 lors de la Libération du sol national près de 80% des effectifs de la l'Armée française, notre Pays n'aurait jamais pu reprendre le combat aux côtés des alliés et faire partie en 1945 du camp des vainqueurs. En 2013, alors que notre jeunesse est en manque de points de repères, alors que la confiance en l'avenir est sapée par l'égoïsme et l'emprise systématique et trompeuse d'une démocratie de l'émotion, où l'on saute d'une image à l'autre sans mémoire et sans dessein, je crois qu'ici plus qu'ailleurs, il est nécessaire, urgent et utile de renoncer au langage mémoriel descriptif et émotionnel, afin de lui substituer sans détour celui de l'explicatif et de la vérité. . Il faut appeler un chat, un chat. Ces hommes que nous honorons aujourd'hui, sont en réalité beaucoup plus que des soldats morts au Champ d'honneur ; leur message n'a jamais été aussi actuel qu'aujourd'hui : il révèle que la fraternité et l'amour de la liberté dont ils ont pris conscience en partageant les mêmes souffrances, sont les seuls ressorts qui permettent aux hommes, par-delà les frontières politiques, idéologiques, de races et de religions, d'affronter ensemble des obstacles de la vie. Cette vision de l'avenir manque à notre jeunesse... A nous les Anciens de savoir rappeler à nos jeunes que dans la hiérarchie de la philosophie, l'opinion est le degré le plus bas du savoir, que c'est le contraire de la conviction ! Ici, à Rembercourt, ces croix, ces stèles, ces monuments rappellent au passant que : On ne meurt pas pour une opinion, en revanche On peut mourir pour une conviction


Sortie de la Messe


délégation Allemande


pot de amitié


repas de cohesion

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